Bientôt l'éco-responsabilité obligatoire
pour les PMEs
Une industrie en émergence et des
obligations
à venir lire le dossier
Bientôt l'éco-responsabilité obligatoire
pour les PMEs
Une industrie en émergence et des
obligations
à venir
Partout autour de nous, les changements
climatiques sont apparents.
La fondation David Suzuki
considère que le problème est très sérieux et qu’une
réduction importante des émissions de gaz à effet de serre
est primordiale. Les grandes compagnies d’assurances
s’intéressent désormais à la gestion du carbone dû aux
changements climatiques et leurs effets économiques.
L’année
1997 a été celle du protocole de Kyoto. Il y a 169 pays qui
ont signé cet accord de réduction globale des gaz à effet de
serre (GES) à un niveau en deçà de 1990. L’entente ne
spécifie pas les moyens d’actions à prendre afin d’arriver
au résultat, laissant le soin à chaque pays de décider de sa
politique de gestion des GES. L’accord a cependant reconnu
qu’un système de compensation par crédits carbones s’avère
un moyen de favoriser la réduction globale.
Les crédits carbones
Essentiellement, le système de crédits carbones fonctionne
comme suit. Après avoir établi une politique de gestion
incluant une quantification des émissions de CO2,
l’entreprise peut dans un premier temps prendre des
décisions stratégiques en vue de réduire les émissions. Une
fois l’effort de réduction accompli, cette entreprise peut
devenir carbone neutre en achetant les crédits carbones
excédentaires qu’une autre entreprise a générée en réduisant
ses émissions suite à un projet spécifique. Chaque réduction
d’une tonne de CO2 équivaut à un crédit carbone échangeable
sur le marché. En ce moment, l’Europe a un marché règlementé
avec des quotas et pénalités spécifiques pour chaque type
d’entreprise.
D'un marché volontaire à l'obligation
En Amérique du Nord nous vivons dans un marché volontaire ou
les crédits carbones sont vendus de gré à gré. Le Québec a
signé le Western Climate Initiative (regroupant 4 provinces
et 7 états américains). En vertu de cet accord, Québec
exigera une première déclaration obligatoire des émissions
pour les grands émetteurs. De plus, Québec a mis sur pied
plusieurs programmes pour aider les entreprises à développer
un plan de gestion des GES.
Le principe de carbone neutre s’avère souvent un des
premiers objectifs de l’entreprise soucieuse de prendre un
véritable tournant vert. Plusieurs entreprises ont déjà
atteint la neutralité carbone (HSBC, DELL, SUPER BOWL,
GOOGLE…) par une combinaison de réductions spécifiques et
par l’achat de crédits carbones compensatoires. La PME s’y
intéresse de plus en plus et dans le futur, nous pouvons
nous attendre à voir des obligations commerciales en ce qui
concerne les GES. Déjà certains grands distributeurs ont
envoyé récemment à des partenaires Québécois des documents
afin qu’ils divulguent leur statut carbone.
Le monde des affaires change drastiquement.
La
responsabilité sociale n’est plus désormais l’affaire des
grandes multinationales. Les PME qui veulent continuer à
avoir accès à des grands réseaux de distributions
internationaux doivent se préparer aujourd’hui à exercer
dans un environnement qui sera de plus en plus exigeant du
côté environnemental en général et spécifiquement sur la
question des GES.
Dans la prochaine chronique j’élaborerai plus sur les
spécificités du marché du carbone et des missions de carbone
neutre.
Le contenu de cette
chronique reflète uniquement le point de vue de l'auteur et
non pas celui de BizBuzzMag.net.
Article proposé par
Michael
Karras Voir son profil
Spécialiste - Gaz à effet de serre